Quand, en pleine enquête sur des détournements de subventions, le président PS de la région PACA, Michel Vauzelle, rencontre le procureur de Marseille,
Jacques Dallest, ça jase sur le Vieux-Port…
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Le Parquet ne répond plus. A Marseille, durant l’été, la canicule s’avère un vain mot. Pas les vacances
judiciaires. Le procureur Dallest, selon son très aimable secrétariat, n’est pas joignable « au moins jusqu’au 15 août ». Du moins pour Bakchich qui aurait
bien aimé qu’il puisse l’éclairer sur un étrange rendez-vous.
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Le 29 mai au soir, en effet, le magistrat Jacques Dallest sort, un brin gêné, du bureau du président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Michel Vauzelle.
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Socialiste bon teint, le président Michou est en pleine tourmente, comme Bakchich l’a raconté. Ou du
moins son institution, embourbée dans le scandale des subventions
détournées. Un pactole, en ce qui concerne la région, de quelques 400 000 euros d’argent public, versés à des associations fictives, dans un but un brin
électoraliste.
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Et ce 29 mai, pourtant veille d’un match qui aurait pu sacrer l’OM champion de France, La Provence barrait sa une d’un titre saisissant :
« Tempête au conseil régional ». La délégation de la politique de la ville vient d’être retirée à Sylvie Andrieux, principale personnalité politique pour l’instant visée (mais non mise en examen). Et
l’information selon laquelle sa permanence a été perquisitionnée en grande pompe (juge d’instruction et parquet se déplacent) le 23 avril, sort tout juste, dans Bakchich.

Bref, le feu couve. Mais selon le service de presse de la région, contacté par Bakchich, nulle malice dans ce
rendez-vous du 29 mai. « Il est d’usage que le président reçoive toute nouvelle autorité nommée dans la région. Ce rendez-vous était
protocolaire ». Un protocole un peu tardif, Jacques Dallest ayant pris ses fonctions le 19
mai… 2008. « Nous n’avons pas eu le temps de le rencontrer avant ».
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Une version qu’est loin de confirmer l’entourage de Vauzelle. « Oui Dallest a bien été convoqué pour discuter des suites du dossier ».
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Le petit souci d’agenda a au moins fait doucement rigoler les avocats des mis en examen. « Oui ils
ont du discuter du beau temps, ou Dallest demander une subvention pour rénover le palais de Justice », raille Michel Pezet, défenseur de l’ancien directeur
général des services, Jules Nyssen, mis en examen en juin. « Plus sérieusement la démarche n’est pas vraiment habituelle, certainement un souci à régler », décrit
l’ancien… président socialiste de la région.
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Et la rencontre aiguise d’autant plus les mauvaises langues depuis la mise en examen de
Nyssen et de l’ancien directeur de cabinet de Vauzelle, Franck Dumontel, recasé depuis à la Communauté urbaine de Marseille. Les deux hommes
n’étaient pas franchement les meilleurs amis du monde. Leur opposition sur la façon de gérer les dossiers de subventions à la région était quasi proverbiale. Tout comme leur proximité avec
Vauzelle, qu’ils ont interdiction de rencontrer.







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