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Au 17ème jour de grève, le conflit qui oppose agents du port autonome de Marseille et GDF s'enlise. En bloquant les terminaux pétroliers de Fos-sur-Mer et Laréva afin d'obtenir l'embauche de personnel portuaire sur le futur terminal gazier de Gaz de France, la CGT s'enferre dans une attitude suicidaire en dilapidant son outil de travail et en faisant fuir de futurs investisseurs.

Ce conflit et l'immobilisation des activités portuaires qui en découle, écorne une fois de plus l'image du Port Autonome de Marseille. A terme c'est la vocation internationale du PAM qui risque d'être remisée, pour devenir un simple Port d'envergure régionale.

Aux pertes économiques liées au conflit qui s'élévent à ce jour à 25 millions d'euros du fait de l'immobilisation des navires et du ralentissement des raffineries, s'ajoute la menace de pénurie d'essence pour tout le Sud-Est de la France.

Face à l'ampleur de ce conflit, Roland CHASSAIN dénonce une fois de plus les méthodes d'actions cavalières dont usent les syndicats et met en doute l'unanimité du mouvement parmis le personnel portuaire. Si le droit de grève est un principe innaliénable, il doit s'exercer dans un cadre réglementaire pour pourvoir coexister avec un autre droit à valeur constitutionnelle : celui de la liberté du travail et de la liberté d’entreprendre.

Devant la paralysie que provoquent de tels mouvements de grève, le Député Roland CHASSAIN rappelle qu'il est l'auteur d'une proposition de loi visant à instaurer une consultation obligatoire à bulletin secret des personnels, pour toute décision de recours ou de reconduction de la grève. Cette initiative a été reprise dans le programme du candidat UMP à l'élection présidentielle : Nicolas SARKOZY.

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Suite au Comité central d'entreprise qui s'est tenu mardi 27 mars 2007 à Paris, le Député Roland CHASSAIN s'est longuement entretenu avec Monsieur Philippe KESSLER – Président du groupe des Salins du Midi.

Le Député Maire des Saintes-Maries-de-la-Mer, lui a fait part de son inquiétude. Il lui a rappelé sa position sur ce dossier extrêmement sensible pour tous les saliniers : ''Conscient des difficultés rencontrées par l'entreprise des Salins du Midi, le plan social et de reconversion du site présenté en l'état n'est néanmoins pas acceptable. C'est pourquoi il est nécessaire de prendre le temps de la discussion afin de trouver ensemble des solutions plus appropriées''.

Compte tenu des forts enjeux que font peser de telles annonces sur l'économie locale et l'écologie de tout un territoire, le Président KESSLER se donne deux à trois mois de réflexion afin que syndicats et conseil d'administration trouvent des solutions pérennes pour ce site et ce jusqu'en 2010, ce qui permettrait avec la pyramide des âges d'éviter des licenciements.

Le Député Roland CHASSAIN déplore l'activisme de certains élus dont le Maire d'Arles et le Président de la Région Alpes Côtes d'Azur, qui lors de leur déplacement à Salin, se sont une nouvelle fois contentés de distribuer des promesses. La méthode n'est pas sans rappeler le tapage médiatique orchestré autour du conflit social à Lustucru, qui finalement avait vu les promesses de Michel VAUZELLE s'envoler.

Loin de la politique spectacle, les salariés menacés de licenciement doivent pouvoir compter sur des Elus responsables capables de débloquer la situation. C'est pourquoi le Député rappelle qu'il est prêt à agir concrètement avec tous les acteurs en présence, afin de pérenniser l'avenir du site des Salins.

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Face à l'inquiétude des habitants et notamment des agriculteurs situés sur la zone du déversoir, le Député Roland CHASSAIN rappelle qu'en marge de la signature du Plan Rhône, il met tout en oeuvre pour l'obtention d'un statut particulier accordé aux habitants des Zones d'Expansion des Crues (ZEC).

A l'occasion des terribles inondations du Rhône de décembre 2003, le Député-Maire des Saintes-Maries-de-la-Mer, a été le premier à agir concrêtement pour la défense des habitants des déversoirs. Considérant que ces derniers ne sauraient être sacrifiés au nom de la solidarité nationale, le Député est à l'initiative d'une proposition de loi en mars 2006, visant à instaurer un statut particulier pour les Zones d'Expansion des Crues.

De la proposition de loi est né un protocole général d'indemnisation, qui a recueilli l'accord du Ministre de l'Ecologie et du Développement Durable – Madame Nelly Olin.

Ainsi le Député Roland CHASSAIN poursuit son action pour faire inscrire le statut particulier des habitants des ZEC dans le Plan Rhône. La mise en oeuvre de ce nouveau dispositif fera l'objet d'une prochaine réunion en présence du cabinet du Ministre de l'Ecologie et du Développement Durable, des services de l'Etat et des Elus locaux, le jeudi 5 avril à Tarascon.

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AGENDA DES REUNIONS ADHERENTS ET SYMPATHISANTS DANS LES VILLES DE LA CIRCONSCRIPTION
EN PRESENCE DE ROLAND CHASSAIN
PRESIDENT DU COMITE DE SOUTIEN A NICOLAS SARKOZY
En vue de la préparation des élections présidentielles

 

DATE

VILLE

LIEU

Mardi 20 mars

TARASCON – BOULBON

SAINT PIERRE DE MEZORAGUES

Salle du Panoramique à 18h30 

Mercredi 21 mars

PORT SAINT LOUIS DU RHONE

Bar le Pub – en face de l’office de tourisme - à 18 h 30

Jeudi 22 mars

MIRAMAS

Salle des Fêtes – Sous sol, à 18 h 30

Lundi 26 mars

ARLES

Salle Jean et Pons Dedieu, à 18h30

Mercredi 28 mars

SAINT ETIENNE DU GRES

MAS BLANC LES ALPILLES

Café du Vieux Grès, rue de la  République (en face de l'école) à St  Etienne du Grès, à 18 h 15

A  Venir

FONTVIELLE

Le lieu sera précisé prochainement

 


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Vendredi soir 23 mars, dans la salle polyvalente de Salin-de-Giraud, devant une salle comble, avec l’Association STOP j’ai indiqué officiellement que le Ministre Délégué aux Collectivités Territoriales, Monsieur Brice HORTEFEUX, ainsi que le Préfet de Région Provence Alpes Côte d’Azur, Préfet des Bouches-du-Rhône, Monsieur Christian FREMONT, ont rendu un avis favorable pour la création de la Commune de Salin-de-Giraud.
Cette décision historique marque la fin du combat centenaire mené par les Saliniers et l'association STOP - Salin Traditions Ouvertures Projets – emmenée par son Président Monsieur Éric JOUVEAUX, pour obtenir l'indépendance de Salin de Giraud.
Je souhaite réagir aux propos tenus par Hervé SCHIAVETTI, Maire d’Arles et Conseil Général, dans la Provence du 25 mars 2007.
Tout d’abord, s’agissant de l’adhésion de la Commune des Saintes Maries de la Mer à la Communauté d’Agglomération Arles Crau Camargue Montagnette, j’invite Hervé SCHIAVETTI à lire le rapport négatif de la Cour des Comptes sur l’Intercommunalité en France, il fera les déductions par lui-même.
S’agissant d’une prétendue division de la solidarité territoriale.
Les Saliniers ont toujours connu un manque cruel de soutien de la Municipalité d’Arles et du Conseil Général (deux collectivités où Hervé SCHIAVETTI est élu) c’est pour cela qu’ils ont légitimement souhaité s’administrer librement. C’est pourquoi je suis surpris que Hervé SCHIAVETTI use du terme de solidarité.
C’est parce qu’ils étaient isolés de tout et que personne ne les entendait que j’ai pris le soin de les écouter.
Il convient en plus de rappeler que cette décision ne pénalisera en rien la Ville d’Arles, car Salin Commune adhérera dès sa création à la Communauté d’Agglomération Arles Crau Camargue Montagnette, et demeurera au Symadrem, dans le Parc Naturel Régional de Camargue, dans l’arrondissement de la Chambre de Commerces et d’Industrie du Pays d’Arles et dans bien d’autres structures du Pays d’Arles.
Le Conseil municipal de Salin Commune décidera librement de ses aménagements et de son économie, sujets qui ont été jusqu’ici bien éloignés des préoccupations du Maire d’Arles.
Ce que me reproche Hervé SCHIAVETTI est assez paradoxal.
Lui le chantre, avec ses amis politiques, de la démocratie participative, qui prétend sur toutes les tribunes et dans tous les débats être à l’écoute de tous ses administrés, ne supporte pas le fait que j’ai su écouter le résultat des urnes, là où il a failli.
Oui, j’ai écouté le résultat des urnes là où les conseils municipaux d’Arles sont restés sourds pendant 103 ans.
Pour ne pas pénaliser le Conseil municipal d’Arles nous avons pris le soin d’éviter des élections anticipées. En effet, les élections des conseils municipaux d’Arles et de Salin de Giraud se feront dans le respect du calendrier normal des élections municipales de mars 2008.
Être à l’écoute de tous les citoyens, c’est cela être le Député du Pays d’Arles et de tous !
Celui qui se reconnaît de la démocratie participative n’aime t’il pas la voir appliquer ? 

Je vous livre l’intégralité de mon discours.


Discours du Député Roland CHASSAIN
Salin de Giraud Commune indépendante – 23 mars 2007

Chers Saliniers, chers amis,
Il s’est créé le 29 décembre 2006 en Alsace, deux communes de respectivement 514 et 179 habitants.
Il était aujourd’hui impensable que la demande du Hameau de Salin de Giraud, de plus de 2.200 habitants, qui ont déjà leur propre code postal ainsi que leur propre indicatif téléphonique, ne soit pas entendue depuis 1904.
Vous avez été très nombreux à m’avoir interrogé, sollicité et interpellé pour que je soutienne la création de Salin commune.
J’ai toujours compris vos angoisses, vos inquiétudes, vos sollicitations et votre espoir de voir se concrétiser vos demandes déjà formulées en 1904, 1945, 1947, 1971, 1982 puis 2001.
Depuis mon élection au Conseil Général et à l’Assemblée Nationale, je me suis associé à votre combat centenaire et à celui de l’association STOP ; j’ai constamment agi pour l’érection de Salin en commune.

Aujourd’hui est un jour historique pour tous les Saliniers !
Le Ministre des Collectivités Territoriales, Monsieur Brice HORTEFEUX, et le Préfet de Région Provence Alpes Côte d’Azur, Préfet des Bouches-du-Rhône, Monsieur Christian FREMONT, ont rendu un avis favorable pour la création de la Commune de Salin.
La commission d’enquête publique a confirmé officiellement la faisabilité d’une telle scission.
Je cite Monsieur Pierre Fabre Commissaire enquêteur : ‘’En tout état de cause, il est difficilement contestable que Salin de Giraud constitue une entité ayant un territoire et une population suffisante pour justifier qu’elle devienne commune de plein exercice.’’.
Vous êtes à plus de 40 km de la ville centre Arles, séparés par le Rhône, voilà pourquoi le Ministre a pris cette décision, qui certes n’est pas dans l’air du temps, qui est aujourd’hui plutôt à la création d’intercommunalité.
Le Ministre et moi-même avons entendu vos suffrages exprimés démocratiquement
lors de la consultation du 6 novembre 2006, vous êtes 97,2 % à vous être prononcés pour l’indépendance.
Cette décision consacre le respect des urnes.
C’est pourquoi le combat de Salin Commune restera un exemple en matière de démocratie participative ! Cette démocratie participative si chère à la gauche aura pourtant été combattue bec et ongle par ceux qui s’en réclament haut et fort !
A commencer par notre Président de Région, Michel VAUZELLE, qui comme à son habitude, a fait : un pas en avant, un pas en arrière, sans jamais se prononcer pour l’indépendance de Salin.
J’ai suivi très attentivement les débats sur Salin Commune, lors du Conseil Municipal d’Arles du 22 avril 2006.
Il faut avouer que ces débats ne reflétaient pas la réalité attestée par l’enquête publique où chaque citoyen a pu s’exprimer librement.
Je remercie à cette occasion, tous les Élus qui ont eu le courage de prendre position ce jour là, en particulier mon suppléant Monsieur Jean Vernet. Je n’oublie pas non plus les Port Saint Louisiens favorables à la création de Salin Commune.
Le 20 octobre 2006, j’ai défendu votre cause au Conseil Général des Bouches-du-Rhône. Mon intervention qui allait dans le sens des saliniers a été rejetée en bloc par la gauche plurielle. Seuls les conseillers du groupe UMP/UDF et apparentés, vous ont soutenu !
De Jean-Noël GUERINI, Président du Conseil Général, je n’ai retenu qu’une seule phrase, qu’il m’avait lancé avec beaucoup de mépris – je cite :
‘’Moi à votre place, je serais parti voir Sarkozy et je serais arrivé avec le décret de création de la commune’’.
Quelques jours plus tard, je rencontrais Nicolas SARKOZY et Brice HORTEFEUX, avec lesquels je me suis entretenu longuement. Il m’ont dit sans hésiter : ‘’Roland, c’est d’accord, on te suit !’’.
Cette décision permet à Salin d’assurer son essor économique sans pénaliser la Commune d’Arles. Votre commune intégrera dès sa création la communauté d’agglomération Arles Crau Camargue Montagnette.
Désormais notre Département passe de 119 à 120 communes. 80 % des communes de France sont en dessous du seuil de population de Salin Commune.
Votre commune devient la 7ème commune de France par sa superficie. Arles reste toujours la 1ère commune française. Cela permet de répondre à l’une des principales difficultés de gestion de la Commune d’Arles, sa superficie, souvent présentée comme un handicap par la Municipalité.

Cette victoire est la vôtre, et vous pouvez en être fiers !
Je salue le travail remarquable de l’Association STOP, son Président Éric JOUVEAUX, le Conseil d’administration et tous ses membres. Et surtout n’oublions pas ce soir, de rendre un hommage appuyé à vos anciens qui depuis 1904 ont mené ce combat.
J’ai aussi une pensée pour tous les salariés des Salins du Midi et leur famille qui sont sous le choc depuis l’annonce du plan social. Qu’ils soient assurés de tout mon soutien. J’ai d’ailleurs obtenu du Préfet qu’une table ronde se tienne très rapidement.
D’autres combats nous attendent, comme le pont de Barcarin. Sachez que ce projet est indispensable pour assurer votre sécurité et le développement économique de votre commune.
Salin-de-Giraud possède aujourd’hui tous les atouts pour devenir une commune prospère et attractive, Je citerai notamment avec son fleuve, le développement du transport fluvial, la pêche, l’aquaculture, le commerce et l’artisanat local sans oublier l’identité camarguaise et nos traditions.
A vous désormais de prendre votre destin en main, mais soyez assurés de pouvoir continuer à compter sur moi pour épauler tous vos projets.

VIVE SALIN COMMUNE !


 


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Après avoir annoncé son soutien à Nicolas SARKOZY dans l'émission de Michel DENISOT, Jean Louis BORLOO se livre au jeu des questions réponses de la boîte à questions.

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L’Institut d’analyse économique Rexecode, premier centre français d’analyse et de prévisions macroéconomiques indépendant des pouvoirs publics, a publié aujourd’hui le deuxième volet de son analyse des programmes économiques de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou. Il conclut que les propositions de Nicolas Sarkozy sont les seules à améliorer les finances publiques.

Le programme économique de François Bayrou aggravera la dette publique durant les cinq prochaines années pour lui faire atteindre 65,7% du PIB en 2012. Son programme comprend 15 milliards de nouvelles dépenses publiques qui ne sont compensées ni par des économies équivalentes, ni par les augmentations d’impôts annoncées par François Bayrou (en particulier 9 milliards d’euros résultant de la concentration des allègements de charges). Concrètement, le programme de François Bayrou augmente la dette publique de près de 20 milliards d’euros contrairement à ses engagements maintes fois annoncés de réduire l’endettement de la France.

Les propositions de Ségolène Royal entraîneront pour leur part une véritable explosion des dépenses publiques et une augmentation de plus de cinq points de la dette, qui s’élèvera à près de 70% du PIB en 2012. La hausse des dépenses publiques que Ségolène Royal propose (50 milliards d’euros) est de loin la plus importante des trois candidats et pour les deux tiers n’est pas couverte par des économies, soit un solde négatif de 35 milliards d’euros. Au total, avec Ségolène Royal, la dette publique augmentera de plus de 100 milliards d’euros en cinq ans.

Le programme de Nicolas Sarkozy est le seul à stabiliser la dette à son niveau actuel. Au contraire de celui des deux autres candidats, il présente un solde positif, la totalité des nouvelles dépenses étant couvertes par des économies.

Au surplus, ces résultats ne prennent pas en compte les effets sur la croissance économique et l’emploi des trois programmes. Dans ce cas, les propositions de Nicolas Sarkozy réduiraient la dette, alors que celles de François Bayrou et de Ségolène Royal continueraient de l’accroître. La première analyse comparative de Rexecode a en effet montré que les propositions économiques de Nicolas Sarkozy créeront 200 000 emplois et accélèreront de plus d’un point la croissance, alors que celles de Ségolène Royal et François Bayrou augmenteront le chômage et réduiront la croissance.

Ces deux études soulignent ainsi la cohérence et la pertinence de notre programme, qui est le seul à proposer aux Français les mesures indispensables pour mettre fin à la dégradation de nos finances publiques, atteindre le plein emploi et augmenter durablement le pouvoir d’achat.


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Interview de Nicolas SARKOZY
L'Express - 29 mars 2007
Propos recueillis par Christophe Barbier, Corinne Lhaïk, et Eric Mandonnet

En quoi une présidence Sarkozy serait-elle différente d’une présidence Chirac ?
La question n’est pas tant la différence avec une présidence Chirac qu’une rupture avec la manière de faire de la politique depuis 1981. Je veux que la campagne électorale soit un moment de liberté _ liberté de penser, de parler et de réfléchir. Je dis aux Français : Pensez librement ! N’ayez pas de tabous ! Et ma rupture, ce sera celle des promesses tenues, des engagements pris, de la confiance retrouvée entre le peuple et la parole publique. Ma vie, ma passion, c’est l’action. Je mettrai donc en œuvre rigoureusement, scrupuleusement, totalement tout ce que j’aurai annoncé.
Jusqu’à quel point le président doit-il être un chef de la majorité, jusqu’à quel point doit-il rester un arbitre ?
A mes yeux, le président, c’est un animateur d’équipe, celui qui préside la première institution et fait fonctionner l’ensemble des institutions du pays, mais, avant toute chose, c’est un leader qui assume ses responsabilités. Il dit ce qu’il pense, fait ce qu’il dit, s’engage sur des résultats, par exemple le plein emploi. Le président, ce n’est pas un arbitre, c’est un responsable. Il doit aussi rassembler le pays et non le diviser, au service d’un projet. La reine d’Angleterre est un arbitre ! Celui qui est élu au suffrage universel doit entraîner le pays. Ce faisant, je reviens à l’esprit de la Vè République. Je ne serai pas le président qui dira, le 14 juillet : ‘’J’ai demandé à mon Premier ministre de lutter contre le chômage‘’. J’assumerai mes choix politiques et demanderai aux Français d’être juge des résultats.
- Quel sens donnez-vous à l’expression « Président de tous les Français » ?
- C’est parce qu’il a gagné que le président doit ouvrir sa majorité. Je ne suis pas l’homme d’un clan, d’une secte, je ne serai pas l’homme d’un parti. Je veux être l’homme du rassemblement et de l’unité !
- Mitterrand disait que la principale qualité d’un président, c’était « l’indifférence » et qu’il fallait « donner du temps au temps ».
- J’ai du respect pour François Mitterrand, mais, contrairement à lui, je n’ai pas de cynisme. Les Français n’ont pas le temps d’attendre. Ils ont des problèmes qui doivent être résolus maintenant.
- Jacques Chirac fait l’éloge de « la mesure » qu’il faut pour gouverner la France. Or vous êtes perçu comme un homme de confrontation et de clivage...
- Je suis celui, parmi les candidats, qui a la plus grande expérience politique. On n’a jamais pu mettre en cause ma mesure, mais la mesure ne signifie pas l’immobilisme. Cela fait trop longtemps que la France le choisit, ou plutôt le subit.
- Reprenez-vous à votre compte le travail contre les extrémismes dont Jacques Chirac a fait l’un des piliers de la mission présidentielle ?
- En trente ans de vie politique, je n’ai jamais été pris en défaut de lutte contre les extrémismes. Mais diaboliser les électeurs du Front national est une stratégie qui n’a pas réussi. Aujourd’hui, je veux faire revenir dans le camps de la République ceux qui s’en sont éloignés.
 - En quoi modifierez-vous la communication du chef de l’Etat ?
- Je ferai régulièrement des conférences de presse. Il faut un contact régulier entre le chef de l’exécutif et le peuple. Il ne s’agit pas d’une question de communication, mais d’assumer ses responsabilités. Quand on s’engage sur un projet, il faut s’expliquer.
- Un président doit-il surveiller davantage son langage qu’un ministre de l’Intérieur ?
- Le ministre de l’Intérieur que j’ai été a toujours surveillé son langage. Le président que je serai si je suis élu le fera. Le terme « racaille » n’était pas un dérapage. Un président n’est pas illégitime à dire qu’un voyou est un voyou. Il est même recommandé qu’un président de la République se fasse comprendre des citoyens qu’il entend représenter.
- Pour lutter contre le syndrome de la tour d’ivoire, le chef de l’Etat doit-il habiter ailleurs qu’à l’Élysée ?
- Le président doit être en sécurité, il doit être informé. Il y a des institutions, on s’y installe. Le syndrome de l’enfermement, je crois qu’on le combat en limitant à deux le nombre de mandats successifs. Ajoutons une pratique plus républicaine et moins monarchique… C’est une question de tempérament.
- C’est à dire ?
- Je sais que je ne finirai pas ma vie dans la politique. J’ai 52 ans, donc je suis beaucoup plus décontracté sur le syndrome de la tour d’ivoire.
- Comment doit être rythmé le quinquennat ? Un seul Premier ministre pour toute la période, afin qu’il dispose de la durée ?
- Non. Le quinquennat doit pouvoir respirer. Je le conçois en trois phases : deux ans pour mettre en place les réformes, deux ans pour piloter ces réformes, évaluer puis modifier ce sur quoi on s’est trompé, un an pour réfléchir à une éventuelle nouvelle candidature.
- Vous avez envisagé de nombreux aménagements constitutionnels depuis un an. Lesquels retenez-vous ?
- La révision constitutionnelle aura lieu à l’automne. Je propose de limiter, donc, à deux le nombre de mandats présidentiels, d’avoir un président qui peut s’exprimer devant les députés et un Parlement qui puisse davantage contrôler, avec un organisme d’audit à sa disposition, et qui ratifie les nominations les plus importantes. Le reste, c’est un changement d’état d’esprit et de pratique.
- Faut-il accorder aux citoyens le droit de saisir le Conseil constitutionnel ?
- Spontanément, ma réponse est oui, car c’est un droit nouveau. Mais j’hésite, car l’avocat que je suis redoute une judiciarisation croissante de la société française.
- Inscrirez-vous dans la Constitution l’interdiction de financer les dépenses de fonctionnement par le déficit ?
- Je veux introduire cette règle, pas forcément dans la Constitution. La question, c’est : quand ? En fin de quinquennat. Ceci dit il faut bien distinguer entre les dépenses. Investir pour mettre le TGV à Strasbourg, c’est une dépense nécessaire, c’est même invraisemblable qu’on ne l’ait pas fait plus tôt.
- Etes-vous sûr que l’exonération d’impôt sur le revenu pour les heures supplémentaires, que vous proposez, n’est pas anticonstitutionnelle ?
- Beaucoup d’exonérations sont déjà prévues, je ne vois pas pourquoi celle-ci ne serait pas acceptable.
- Que devient la fonction de Premier ministre ?
- Il faut un Premier ministre dans un pays de 64 millions d’habitants, et c’est une erreur de considérer qu’il ne doit s’occuper que du national, tandis que le chef de l’Etat ne s’occuperait que de l’international. Le Premier ministre aide et soulage le président. Il anime le travail des 15 ministres, qui ne doivent pas être des collaborateurs, mais de vrais responsables politiques qui dirigent leur administration, assument leurs succès comme leurs échecs. C’est une équipe ! Avec des secrétaires d’État qui apprennent leur métier et qui puissent retrouver leur siège de parlementaire directement, sans passer par des élections partielles.
- Quels redécoupages ministériels, autres que celui concernant « l’immigration et l’identité nationale », envisagez-vous pour renforcer l’efficacité de l’action gouvernementale ?
- Je veux rassembler le ministère de la Culture et celui de l’Éducation nationale dans un même ensemble, notamment pour favoriser les enseignements artistiques. Si le ministre de la Culture n’est pas en position de diriger l’Éducation nationale, il perdra toujours ses arbitrages. Je veux également un ministère des Sports, mais il faut une articulation avec le ministère de la Santé : sinon, comment combattre le dopage ? Prenez le développement durable. Il faut, en plus du ministère de l’Écologie traditionnel, un ministère du Développement durable, en charge de la politique de l’eau, des transports, de l’énergie. Je m’interroge enfin sur un ministère des Comptes, de tous les Comptes et pas seulement du budget de l’État, au côté d’un ministère de l’Économie ou de la Stratégie économique.
- Les administrations sont-elles prêtes à accompagner ces changements ?
- Je veux m’affranchir de la logique des corps et je créerai une centaine de contrats individuels pour des postes de directeurs : cela fait trente ans que les meilleurs du secteur public partent dans le privé, je voudrais que les meilleurs du privé reviennent dans les administrations. Ce n’est pas absurde d’avoir un directeur du Trésor qui ait eu une expérience de l’entreprise, un directeur des Grâces qui ait celle des tribunaux. Je n’ai pas fait l’ENA, je ne me sens prisonnier d’aucun corps.
- Quel usage aurez-vous du référendum, si vous êtes élu ?
- Modeste. Le quinquennat a beaucoup changé les choses. Il y a la présidentielle, puis les législatives, se profilent ensuite les municipales, les cantonales et les régionales. Croyez-vous que, si je suis élu, je vais aussitôt dire aux Français : ‘’Excusez-moi, j’ai besoin de vous demander votre avis sur un autre sujet’’ ?
- Imaginez-vous le 14 juillet très différent de ce qu’il est aujourd’hui ?
- Oui. Je prendrai une initiative européenne : cela aurait un certain sens d’inviter un contingent des 26 autres pays européens pour le défilé du 14 juillet. La France qui a dit non à la Constitution européenne montrerait ainsi qu’elle veut faire redémarrer l’Europe. Ce serait un beau message de paix.
- Il y a aussi le symbole de la garden party…
- Elle appartient à ces traditions qui doivent être poursuivies, mais nous pourrions profiter de cette date pour organiser un rassemblement des jeunes de toute l’Europe, place de la Concorde, autour de la culture européenne.
- Que ferait le tout premier gouvernement?
- Lui et moi aurons une double mission : préparer tout de suite les projets de loi pour la session extraordinaire et déclencher immédiatement une politique européenne et internationale qui dise au monde : « Voilà, la France prend ses responsabilités ». Dès la première semaine, je me rendrai à Berlin et à Bruxelles pour tenter de débloquer la situation européenne. J’irai également très vite en Afrique, pour poser les bases d’une nouvelle politique de l’immigration.
- Souhaitez-vous toujours changer les statuts de la Banque centrale européenne (BCE) ?
- Non. Il faut aller à Bruxelles pour demander trois choses : un gouvernement économique de la zone euro ; une réflexion sur la moralisation du capitalisme dans la zone euro pour récompenser la création de richesse et pénaliser la spéculation. Aujourd’hui, vous pouvez acheter une entreprise en levant des fonds qui sont contre-garantis, donc vous ne prenez pas de risques. Ensuite, vous pouvez la vendre par appartement et réaliser une plus-value de 25%. Entre temps, vous avez licencié 20% du personnel ! Troisième question : comment utiliser l’euro comme les Américains le font avec le dollar, les Chinois avec le yuan et les Japonais avec le yen ? L’instrument des taux d’intérêt est essentiel. Mais modifier les statuts de la BCE serait une perte d’énergie inutile.
- Vous avez changé d’avis ?
- J’ai réfléchi, regardé, écouté ; j’ai discuté avec nos partenaires européens. Au fond, si Alan Greenspan [président de la banque centrale américaine pendant 20 ans] avait été européen, il aurait fait la même politique que celle qu’il a pratiquée avec le dollar. Si Jean-Claude Trichet [président de la BCE depuis 2003] était américain, il vous ferait la politique qui est la sienne aujourd’hui. Naturellement, l’euro n’est pas responsable des problèmes de la France, mais, naturellement, sa surévaluation complique tous les problèmes de la France. Je veux que l’on débatte pour savoir si la monnaie est un élément autonome ou une partie prenante de la politique de l’emploi.
- Comment persuader Jean-Claude Trichet qu’il faut baisser les taux ?
- L’euro n’est pas la propriété de M. Trichet. J’ai participé à tous les dîners de l’Eco-fin [ministres des Finances européens], j’ai beaucoup parlé avec M. Greenspan. L’indépendance de la banque centrale ne veut pas dire l’indifférence. Aux États-unis, la banque centrale est complètement indépendante du gouvernement et, pourtant, M. Greenspan parlait trois fois par semaine avec le secrétaire américain au Trésor. Les treize ministres de la zone euro doivent dire : voilà la politique que nous souhaitons !
- Si vous gagnez les législatives, vous convoquerez une session extraordinaire. Quel en sera le programme ?
- L’immigration sera un premier sujet avec, notamment, la modification des conditions du regroupement familial. Deuxième sujet : la justice, avec l’instauration de peines plancher pour les multirécidivistes. Il y aura un débat pour savoir à partir de quel moment l’on devient un multirécidiviste. A mes yeux, pas dès le deuxième délit. Pour les mineurs multirécidivistes, je souhaite que la majorité pénale s’applique dès 16 ans. Dans la foulée, dès le collectif budgétaire, je demanderai au Parlement la création d’hôpitaux prisons, avec l’objectif d’en ouvrir un par région pour accueillir les malades psychiatriques. A l’automne, je mettrai en route une grande loi pénitentiaire car je n’accepte pas la violation de certains droits de la personne en prison.
- Et le volet fiscal et économique ?
- Il comprendra, premièrement, l’exonération des heures supplémentaires des charges fiscales et sociales. Deuxièmement, la possibilité de déduire les intérêts des emprunts contractés pour l’achat de son appartement. Cette mesure s’appliquera dès la promulgation de la loi _ probablement à partir de juillet _ sur les intérêts à courir des emprunts déjà contractés et sur ceux des nouveaux emprunts. Troisièmement, je supprimerai les droits de donation et de succession pour 90 à 95 % des Français.
- Vous voulez aussi imposer le service minimum par la loi et vous dites vouloir plus de dialogue social. N’est ce pas contradictoire?
- J’ai dit à François Chérèque [secrétaire général de la CFDT] la chose suivante : si les partenaires sociaux me proposent une meilleure solution, contractuelle, sans passer par la loi, pourquoi pas ? Ce qui ne peut pas faire l’objet d’une négociation, c’est le résultat. Mais c’est bien parce que je fais cette proposition avec ce calendrier qu’elle a une chance d’aboutir.
- Quels seront les sujets de négociations avec les partenaires sociaux ?
- Je veux qu’à l’automne s’ouvrent des négociations sur la qualité du travail, la parité des salaires hommes-femmes, le contrat de travail unique, la liberté de présentation des syndicats au premier tout des élections syndicales. Et l’accompagnement de tous les licenciés économiques vers un emploi ou une formation.
- Le 1er juillet, date de la revalorisation légale du Smic, lui donnerez vous un coup de pouce supplémentaire ?
- Non. Le coup de pouce, je le donnerai à tous les salaires, pas au Smic, qui concerne 17% des salariés. Ceux qui en proposent l’augmentation sont ceux qui se satisfont de la rigueur salariale et du tassement des grilles. Je veux être le Président du pouvoir d’achat et c’est la raison pour laquelle j’engagerai, avec le patronat cette fois, une discussion dès l’été, pour pérenniser les allègements de charges mais les différencier selon la politique salariale des différentes branches. Par ailleurs, je veux rendre illégaux les parachutes dorés, parce que les fortes rémunérations doivent résulter du risque couru.
- Créerez-vous la TVA sociale ?
- Il faut réfléchir à une autre assiette que le capital et le travail pour financer la protection sociale. Elle peut reposer sur les importations, la pollution et la consommation. Sur les deux premiers points, j’ai fait des propositions. Sur le troisième, la création d’une TVA sociale, je lancerai une expérimentation dans un secteur. Lequel ? C’est à débattre.
- Vous voulez une forte baisse d’impôts, comme l’a fait Reagan aux États-unis, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout de cette logique et vous affranchir des règles budgétaires européennes?
- Parce que je ne suis pas un idéologue. Dans notre pays, nous avons des dépenses publiques importantes à financer. Ce n’était pas le cas de Reagan.
- Appliquerez-vous la règle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite aux agents de l’Éducation nationale et notamment aux 800 000 enseignants ?
- Bien sûr, je ne vois pas comment on peut dire à 1,3 million de fonctionnaires : cette règle concerne tout le monde, sauf vous. Mais elle s’appliquera avec discernement : dans l’enseignement supérieur, on a besoin de professeurs. En revanche, au collège, le nombre d’enfants diminuant, on ne va pas remplacer tout le monde. Je signale, par exemple, qu’il n’y a pas moins de 4000 enseignants sans élève, car il n’y a pas suffisamment d’élèves à apprendre la matière qu’ils enseignent. Je suis tout de même le seul candidat à dire aux Français : il faut travailler plus, on ne remplacera pas un fonctionnaire sur deux, on créera une franchise sur les dépenses d’assurance- maladie, on réformera les régimes spéciaux et ceux qui voudront travailler au delà de l’âge de la retraite pourront cumuler la retraite avec un emploi !
- Certains économistes vous reprochent de ne pas aller plus loin, par exemple en abrogeant carrément les 35 heures…
- Je suis en désaccord avec eux sur ce point: en France, avec l’histoire qui est la sienne, il faut fixer par la loi une durée hebdomadaire du travail. Certains économistes en chambre raisonnent à partir d’une France qui serait une page blanche. Or elle ne l’est pas.
- Parleriez-vous encore aujourd’hui de « préfet musulman » si vous en nommiez un ?
- Je suis pour une discrimination positive à la française, par exemple pour assurer la diversité des élites. J’en débattrai avec les organisations professionnelles. La France ne peut être multiple à sa base et unique à son sommet. Je ne suis pas favorable à des quotas, ceci dit, je fais observer que les quotas existent pour la parité ou les handicapés. Il faut installer les conditions d’une formation spécifique pour un certain nombre de Français qui leur permettent de présenter à armes égales les mêmes concours.
- En matière diplomatique, comment passer de la dénonciation de certaines situations à l’action ?
- La diplomatie du verbe vaut mieux que celle du silence ! Les mots peuvent être des armes. Je pense à la Tchétchénie. Je ne veux pas humilier le sentiment national russe, Vladimir Poutine a fait de grandes choses pour son pays, mais il faut lui dire certaines choses. Ce n’est pas donner des leçons que de soulever des problèmes.
- Dans la crise au Darfour, faire pression sur Pékin en menaçant de boycotter les Jeux olympiques de 2008 est-il une bonne idée?
- Il faut mettre au ban de la communauté internationale les dirigeants soudanais tant qu’ils ne font pas des corridors humanitaires. Mais ce serait pire de menacer de boycotter les J.O. de Pékin, qui feront souffler un vent de liberté sur la Chine.
- Le nouveau statut pénal du chef de l’État stipule que les poursuites judiciaires sont suspendues pendant une présidence pour reprendre ensuite. Souhaitez-vous qu’il en soit ainsi pour Jacques Chirac?
- La justice doit passer pour tout le monde et ne s’acharner sur personne. Un ancien président de la République doit être traité avec respect et dignité.


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Le Ministre de l'Emploi et de la Cohésion Sociale - Jean-Louis BORLOO,  également co-président du Parti Radical (associé à l’UMP), a annocé son soutien attendu à Nicolas SARKOZY.
Finalement «C’est Nicolas SARKOZY, candidat de l’UMP», a-t-il déclaré en réponse à une question sur Canal+, lors de l’émission Le Grand Journal.
Il vaut se réjouir d'un tel soutien à quelques jours de la présidentielle, car l'expertise de Jean-Louis BORLOO en matière sociale, comme il l'a prouvé depuis qu'il est Ministre, est indiscutable.
  

Le Ministre de l'Emploi et de la Cohésion sociale avait conditionné son ralliement à la prise en compte de "la méthode et des mesures" qu'il propose, notamment pour l'emploi et le logement, dans son livre L'architecte et l'horloger. "Dans la vie, il faut s'apprivoiser, se faire confiance", a-t-il dit pour expliquer son ralliement, assurant que le candidat UMP allait mettre "un point d'honneur" à tenir les engagements pris envers lui.  "Je crois à des choses assez fortes que je porte depuis 17 ans : c'est le progrès social, c'est lutter absolument contre le chômage de masse, c'est faire en sorte qu'il y ait 100% d'une classe d'âge qualifiée et lutter contre l'injustice territoriale", a-t-il ajouté. "J'ai beaucoup travaillé avec Nicolas sur ces sujets-là. (...) Si moi demain je disparais, je sais qu'il va le porter maintenant, je pense même qu'il va mettre un point d'honneur à réussir ses engagements", a encore noté le co-président du Parti radical, associé à l'UMP.

Jean-Louis Borloo a par ailleurs assuré qu'il n'avait pas monnayé son soutien contre un poste ministériel -notamment Matignon- en cas de victoire de Nicolas Sarkozy et que ce dernier "ne lui devait rien".


 

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Face à l’irresponsabilité de Madame Royal, il y a la désinvolture de François Bayrou quand il déclare que « la nation n’est pas la question de l’élection présidentielle ».

Le candidat de l’UDF montre par cette phrase qu'il n'a pas pris conscience tant de la complexité et de l'importance de la question de l'identité nationale dans les dix ans qui viennent que de la question de l'immigration. Il prouve une nouvelle fois, en refusant de voir que cette question de l'identité nationale et cette autre question de l'immigration sont des questions cruciales pour l'avenir de notre pays, qu'il n'est pas à la hauteur des enjeux qui attendent la France dans les dix ans qui viennent. Un certain nombre de Français commencent à se rendre compte que François Bayrou traite avec beaucoup de désinvolture un certain nombre de sujets qui sont pourtant majeurs pour le pays.

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