Projet de loi sur l'interdiction de la burqa: l'actu

  • Roland CHASSAIN
  • UMP

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horchani 28/04/2010 19:43





La meilleure punition à inscrire dans la prévue loi...:




La meilleure punition à inscrire dans la prévue loi sur l’interdiction du voile intégral est d’obliger celle qui la viole à recopier mille fois les deux phrases suivantes :
1. « Qasim Amin, un intellectuel égyptien, a déclaré, en 1897, que "C’est quand même étonnant ! Pourquoi ne demande-t-on pas aux hommes de porter le voile ou de dérober leurs visages aux
regards des femmes, s’ils craignaient tant de les séduire ? La volonté masculine serait-elle inférieure à celle des femmes ? ".
2. Tahar Haddad, un intellectuel tunisien, a comparé, en 1930, le voile à "la muselière qu’on met aux chiens pour les empêcher de mordre".



HORCHANI Salah




horchani 28/04/2010 19:36



Le Statut du voile
dans les Traditions  musulmane et chrétienne:


Tous les versets du
Coran qui traitent de la façon de se vêtir (à savoir : V.53-S.33, V.59-S.33, V.31-S.24, V.60-S.24) relèvent du conjoncturel. Ainsi, à titre d’exemple, ceux qui veulent imposer le voile,
intégral ou non, aux musulmanes se basent, essentiellement, dans leur argumentation, sur le Verset 59 de la Sourate 33 qui, en réalité, relève du conjoncturel, puisqu’il s’adresse, explicitement,
aux épouses du Prophète, à ses filles et aux femmes des croyants (de l’époque). En outre, ils choisissent, pour traduction du dit verset, celle qui figure dans la version française officielle du
Coran de l’Arabie Saoudite, traduction qui représente l’interprétation la moins tolérante du terme « Jalabibihinna », terme pivot de ce verset traduit, dans cette version, par
« grands voiles » ; dans d’autres versions, ce terme est plus sobrement traduit par : voiles, mantes, capes,… ; dans tous les cas, l’adjectif « grand » ne
figure pas dans le texte en arabe et nulle part, dans le Coran, il n’est mentionné que le port du voile (ni du foulard, d’ailleurs) est une prescription pour les croyantes, en général. Dans ce
contexte, il convient de signaler que le mot « voile », comme son équivalent arabe « hijab », n’est pas un terme spécifique ; c’est un terme générique qui, dans le cadre
de ce commentaire, désigne un élément d’un ensemble d’habits ou d’accessoires destinés à cacher une partie du corps féminin tel que fichu, foulard, cornette, châle, mante, mantille, burkini,
safsari, tchador, nikab, tchadri, burka,… ; à l’instar du terme « voie » qui est le terme générique désignant les impasses chemins, rues, routes, autoroutes,…. Une erreur
sémantique, régulièrement commise par certains commentateurs, médias et politiques de tous bords (y compris le plus haut), est de confondre un élément du dit ensemble avec le terme générique le
désignant. Ainsi, le Président de la République a déclaré le 22 juin 2009, dans son discours au Congrès de Versailles, que « La burka ne sera pas la bienvenue sur le territoire de la
République », alors qu’il avait déclaré, quinze jours auparavant, le 6 juin 2009, en évoquant le discours prononcé au Caire par Barack Obama et consacré au monde musulman : « En
France, toute jeune fille qui veut porter le voile peut le faire. C’est sa liberté » !


Quant au Statut du
voile dans la Tradition Chrétienne, elle a, essentiellement, comme support la théologique paulinienne (contenue dans le nouveau testament et concernant le port du voile) explicitée par l’extrait
suivant :


« Première
épître aux Corinthiens, 11 : 2-10.


2 Je vous
félicite de vous souvenir de moi en toute occasion, et de conserver les traditions telles que je vous les ai transmises. 3 Je veux pourtant que vous sachiez ceci : le chef de tout homme,
c’est le Christ ; le chef de la femme, c’est l’homme ; le chef du Christ, c’est Dieu. 4 Tout homme qui prie ou prophétise la tête couverte fait affront à son chef. 5 Mais toute femme
qui prie ou prophétise tête nue fait affront à son chef ; car c’est exactement comme si elle était rasée. 6 Si la femme ne porte pas de voile, qu’elle se fasse tondre ! Mais si c’est
une honte pour une femme d’être tondue ou rasée, qu’elle porte un voile ! 7 L’homme, lui, ne doit pas se voiler la tête : il est l’image et la gloire de Dieu ; mais la femme est la
gloire de l’homme. 8 Car ce n’est pas l’homme qui a été tiré de la femme, mais la femme de l’homme, 9 Et l’homme n’a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme. 10 Voilà pourquoi la
femme doit porter sur la tête la marque de sa dépendance, à cause des anges ».


En conclusion, il
convient de souligner, comme il ressort de l’extrait précédent, que c’est avec l’Apôtre Paul, et non avec le Coran, que la coutume, au départ citadine et païenne du voile des femmes, acquiert un
statut religieux et cultuel. Plus précisément, dans le Coran (V.59-S.33), Dieu dit au Prophète  d’ordonner à ses épouses, à ses filles et aux femmes croyantes (de l’époque) de rabattre leur
vêtement sur elle pour se faire reconnaître et d’éviter ainsi d’être offensées ; le texte, contrairement à la théologique paulinienne,  n’inscrit
pas cette démarche dans le rapport que doivent avoir les femmes à la Divinité, autrement dit elle relève du social.


HORCHANI
Salah


 



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